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jeudi 7 mai 2009

Création des unités de circulation routière en 1916

Le 17 avril 1913, le général Joffre, chef d'état-major général de l'armée, signe une instruction provisoire sur l'utilisation des véhicules automobiles en temps de guerre. Ce texte fixe les règles d'emploi des véhicules et la tactique de marche des convois automobiles.

À la veille de la Première Guerre mondiale, l'armée ne dispose que de 170 véhicules automobiles. Elle n'envisage pas de transports militaires importants par ce moyen. A cette époque presque tout les déplacements s'effectuaient encore à cheval.

Le 2 août 1914 est créé le service automobile des armées . Dès sa création, le service automobile est organisé en unités appelées "sections automobiles".
  • sections de transport de matériel ™, principalement le ravitaillement des unités en vivres ou en munitions,
  • sections de transport de personnel (TP),
  • sections de ravitaillement en viande fraîche (RVF),
  • sections sanitaires (SS),
  • sections de transport de matériel routier (TMR),
  • sections de transport de personnel télégraphique (TPT)
  • sections de parc (SP), pour l'entretien des véhicules.
Les sections sont réunies par quatre pour constituer un groupe, rassemblant de 70 à 80 véhicules, commandé par un capitaine. Un groupement se compose de cinq à six groupes.
- 1915 : 1 groupement (avril) / 5 groupements (décembre)
- 1916 : 13 groupements
- 1917 : 20 groupements
- 1918 : 25 groupements (juillet)
En complément, la réserve, composée de deux à trois groupements, constitue une force disponible à tout instant pour assurer les transports non planifiés.
Ayant commencé la guerre avec moins de 200 véhicules l'Armée française l'aurait fini avec près de 92000 camions.

Verdun 1916 : la guerre s'est installée dans la durée. Le sort des armes n'a tranché ni pour l'un ni pour l'autre camp. La France tient le coup, mais au prix de pertes humaines considérables.
Prenant les devants, en février 1916, l'Allemagne décide de lancer une offensive. Le choix du général von Falkenhayn, chef d'état-major des armées allemandes, se porte sur Verdun. Ce saillant de la ligne de front, mal relié à l'arrière et difficile à ravitailler du côté français, peut en effet être pris sous des feux convergents de l'artillerie allemande.

Le 21 février 1916, à 7 h 15, le bombardement commence. La bataille de Verdun va durer 300 jours et 300 nuits. Par chance, le 20 février 1916 (la veille de la bataille), à Verdun, se rendant compte de la menace grandissante, l'Armée française venait de créé les premières unités chargées de la régulation du trafic (Commission de Régulation Automobile).

Les communications vont jouer un rôle vital dans la résistance française à l'offensive allemande. En effet, le système de défense adopté repose en particulier sur une rotation des unités, des "troupes fraîches" venant régulièrement relever les troupes en ligne. En outre, il convient d'assurer le ravitaillement rapide et constant de la zone des combats en matériels, munitions et vivres. Il importe donc que ceux-ci puissent être rapidement acheminés vers le front, les unités relevées et les blessés tout aussi rapidement évacués.

Si, du côté allemand, un important réseau d'une dizaine de voies ferrées dessert le front, du côté français, Verdun est un cul-de-sac. Seules deux lignes de chemin de fer et une route départementale relient le front à l'arrière. Or, ces voies ferrées sont inutilisables ou peu performantes. La ligne normale Paris-Verdun par Sainte-Menehould, trop proche du front, est périodiquement coupée par les tirs d'artillerie adverses, tandis que le réseau ferré d'intérêt local à voie étroite, le "Meusien", ne peut transporter plus de 800 tonnes par jour alors que les besoins sont dix fois plus grands. La réorganisation du réseau ferré, engagée sans tarder, ne peut cependant résoudre la situation qu'à long terme.Dans l'immédiat, le transport des troupes et des munitions repose donc sur l'unique route de Bar-le-Duc à Verdun, d'une soixantaine de kilomètres de long et de 7 mètres de large, sinueuse et mal empierrée. Pendant toute la durée du cauchemar de la bataille de Verdun les camions et les véhicules du service automobile des armées ont maintenu en vie l'armée et la ville via la seule route ouverte, celle qu'on appelera la Voie Sacrée. La tâche était énorme.


Colonne marquant le début de la voie sacrée dans la citadelle de Verdun

Chaque semaine 90000 soldats, montant au font ou en revenant, devaient marcher dans les champs pour quitter la route ouverte aux 6000 camions qui ont y circulaient jour et nuit. Si un camion tombait en panne, il était jeté dans le fossé pour permettre le rétablissement de la circulation qui ne devait absolument pas s'interrompre.

Région de Verdun, printemps 1916. La circulation dans les deux sens s'effectue
tandis que les territoriaux entretiennent continuellement la route.

Verdun, 8 avril 1916. Troupes revenant du feu et partant au repos

File de camions sur la "voie sacrée"

Sur la Somme en juillet 1916, les transports automobiles y eurent pendant les trois mois la charge de tous les ravitaillements et de toutes les relèves. En novembre 1917, pour soutenir une attaque lancée par les Anglais, le commandement décida brusquement une opération du type "Voie Sacrée". En 24 heures fut monté (en collaboration avec le chemin de fer) le transport de 3 divisions au complet sur 140 kilomètres.

Ce sont ces transports de 1917 ajoutés à l'expérience de Verdun qui permirent de concevoir l'organisation de 1918 et de tenir tête aux différentes offensives allemandes de mars-avril, et d'assurer les offensives alliées à partir de juillet. Ce qui permit d'atteindre un record jamais espéré par le commandement : en juillet 1918, le service automobile a transporté 1.200.000 tonnes et 1 million d'hommes.

De 1916 à 1920 - Fusion du service automobile avec l'arme du Train et des Équipages militaires.

Monument dédié au Train des Équipages militaires, Nixéville, à 10 km
au sud-ouest de Verdun.
Aujourd'hui encore l'usure des brassards d'épaule verts et blanc des unités de circulation portent le témoignage de ces jours glorieux.

Témoignage d'un conducteur de l'époque :

Nous habitons, depuis trois mois, une petite ville de montagne, à quelques kilomètres de l'ancienne frontière alsacienne, et nous ravitaillons par le col de B... les troupes échelonnées dans la vallée de St-A., jusqu'à T. les routes sont relativement bonnes, très supérieures aux abominables chaussées pavées que j'ai connues dans le Pas-de-Calais, dans le Nord et dans la Belgique occidentale. Des équipes de territoriaux et de cantonniers travaillent d'ailleurs à l'entretien et à la réfection de ces voies, continuellement défoncées par un roulage intense ainsi que par les lourdes charges de l'artillerie.
Nous avons « bûché », naguère, dans des conditions particulièrement fatigantes. Il nous est arrivé de marcher pendant 72 heures consécutives sans connaître d'autre repos qu'un sommeil fiévreux, hâtivement pris, entre deux transports, sur le siège de nos voitures. Quant aux repas consommés sur le pouce — je veux dire, pour plus de précision, sur le garde-crotte — je ne vous en parle que pour mémoire. Nous avalions à ce moment, faute d'une nourriture plus substantielle, 150 à 200 kilomètres par jour sous la neige et la pluie, les mains engourdies et machinalement crispées au volant, les reins brisés par la trépidation. Ajoutez que nous roulions, la nuit, sans phares, et que nos yeux, éblouis par les projections des forts environnants, s'exaspéraient à suivre un itinéraire souvent difficile et périlleux.
Certes, nous avons besoin d'hommes solides et particulièrement entraînés pour résister à ce terrible surmenage. Sept ou huit de nos conducteurs, qui se trouvaient dans des conditions de moins-value physique, n'ont pu résister bien longtemps et nous avons dû les évacuer sur l'hôpital le plus proche.
Dieu merci, nous sommes maintenant un peu plus tranquilles. Nous dormons et surtout nous mangeons. A cet égard le camion-cuisine de la section, aménagé comme une roulotte de bohémiens, nous rend, dans nos déplacements, de précieux services. Nous chargeons chaque matin à la gare de X... ce que nous destinent, à tour de rôle, les services de l'intendance, de l'artillerie et du génie. Pour l'intendance, ce sont les charbons, les vins, les farines, les conserves, les pommes de terre et les légumes secs (ravitaillement dit « éventuel »). Pour l'artillerie, les obus, les grenades, les lance-bombes, etc.. Pour le génie, les fils de fer barbelés, les pieux, les cisailles, les tôles ondulées, les madriers, les baraquements démontables, tout l'outillage et toute la quincaillerie qu'exige l'aménagement de nos tranchées, de nos forts et de nos postes avancés.
La charge de nos camions varie entre 2.500 et 3.000 kilos. Ainsi lestés, nous acheminons la marchandise aux points voulus, souvent à faible distance des lignes de feu. Nous déchargeons et nous revenons au cantonnement. Nous faisons la navette, de la sorte, jusqu'à deux ou trois fois par jour. Je vous assure que nous ne chômons guère et que nos pauvres camions sont soumis à de rudes épreuves. Vous aurez une idée de la besogne accomplie quand vous saurez que notre seule section consomme journellement une moyenne de 550 litres d'essence!...
Cette existence serait monotone si nous n'avions pas parfois quelques surprises. Encore que les bâches de nos voitures soient extérieurement tapissées de branches de sapin, pour en diminuer la visibilité aux yeux de l'adversaire, il arrive assez fréquemment que nous soyons découverts par les Taubes et les Aviatiks. Nous recevons des bombes, mais elles ne nous ont pas fait grand mal jusqu'à présent.
Une section voisine, mitraillée, ces jours derniers, près de N..., a subi d'appréciables dommages; la nôtre est indemne ou peut s'en faut.
L'autre jour, toutefois, nous l'avons échappé belle. Repérés par les fusées d'un avion boche, pendant que nous déchargions à la station de W..., nous étions, cinq minutes après, arrosés par une vingtaine d'obus dont quelques-uns éclatèrent à 20 mètres de nos voitures et brisèrent les vitres de la gare.
En pareil cas, les conducteurs s'abritent comme ils peuvent. Au coup de sifflet des sous-officiers ils se couchent sous le châssis, puis, l'alerte passée, ils se comptent et reprennent leurs postes, non sans railler allègrement l'inutile pétarade...
N'empêche que nous voudrions bien changer un peu d'itinéraire et de paysage. La vallée de Saint-A., si riante qu'eue soit en la saison des fleurs, commence à lasser notre admiration bi-quotidienne. Quand pourrons-nous désaltérer nos radiateurs à l'eau du Rhin ?... »

Souvenirs, souvenirs .... Les quartiers militaires à Achern en février 2008


Quartier Turenne en centre ville
L'entrée en 1963 et en 2008

allons y entrons !!!


La place d'armes en 1963 et en 2003

allée centrale


La tour de l'horloge

La fontaine ..... vide désormais

Les bâtiments ....

.... tout le site est transformer en site culturel
(théatre, peintres , etc etc etc....)

dans ses immeubles se trouvait la Poste Militaire Française,
le bureau de l'aumonier et d'autres services interarmes

Le quartier Saint Exupéry à l'extérieur de la ville


Ancien quartier allemand

L'entrée du 750e Feldjager Bataillon, une des rares choses encore debout

A la place de cette entreprise se situait l'état-major des Feldjager...

Stand de tir PA

L'armurerie ? (du temps du 42ème RT)

Ancien quartier français


Des grillages et poteaux d'époque ...

Comment retrouver nos souvenirs ?

L'emplacement de l'infirmerie ?


Porte vers l'extérieur

Qui se souvient du relais d'antenne là haut ???
Une belle sortie régimentaire à l'époque

Petit clin d'oeil à tous les "bidasses" !!!!!
La gare qui nous permettait de retourner vers la France ......... la maison

vendredi 1 mai 2009

61 ème Compagnie de Circulation Routière de Saïgon

  • 1945 - Création à Saint-Raphaël (Var) du 61e détachement de circulation routière (61e DCR) affecté à la 3e Division d'Infanterie Coloniale (3e DIC) qui fait mouvement vers l'Indochine.
  • 1946 - Le 1er mai est créé à Saïgon, à partir du DCR 61, la 61e Compagnie de circulation routière, elle est stationnée à l'hippodrome de Phu-To
  • 1954 - Le 1er novembre la 61e CCR devient 261e CCR
  • 1955 - À sa création le Groupement de circulation routière 603 intègre la 261e CCR qui devient 2/603
  • 1956 - Le 603e GCR est dissout à Constantine après son transfert en Afrique du Nord et la 2/603 devient alors 223e CCR
  • 1963 - La 223e CCR devient 252e CCR au 1er janvier puis elle est rapatriée en métropole avant d'être dissoute en décembre au camp de Sissonne (Aisne).
  • 1984 - Le 1er juillet le 6e Escadron de circulation devient 61e Escadron de Circulation et hérite des traditions de la CCR d'Indochine. Il est désormais stationné à Auxonne.


Missions
En novembre 1946, la 61e CCR rejoint le corps expéditionnaire chargé de récupérer les provinces rétrocédées par le Siam. À cette occasion, elle assure la protection de nombreux convois et effectue des reconnaissances de type cavalerie légère. En février 1947, de retour à Saïgon, après avoir laissé son deuxième peloton détaché au Cambodge, la CCR prend à son compte le contrôle et la régulation de la circulation civile et militaire du Sud de l'Indochine : autour de Saïgon vers Ban Me Thuot, Dalat et My-Tho et autour de Phnom Penh vers Kampot, Siem Riep, Kompong Cham et Phu Lam, autour de Phnom Penh à Neack Luong, Kompong Cham et Kompong Luong. Ces postes isolés ainsi que le P.C. de la Compagnie installé à l'hippodrome de PhU To seront très souvent attaqués jusqu'en 1954; à chaque fois, l'assaillant sera repoussé. En plus de ces missions extérieures, la CCR participe aux patrouilles de sécurité de jour comme de nuit à l'intérieur de l'agglomération de Saigon-Cholo. Elle assure, en outre, de nombreux piquets d'honneur et escortes d'autorité (Haut Commissaire, Général commandant supérieur du Cambodge…)
Son activité principale, la plus dangereuse et la plus délicate à l'époque, était la participation au guidage, à la défense et la sûreté des convois. La Compagnie y a payé un lourd tribut. Le 25 avril 1947, son premier commandant d'unité, le Lieutenant Vignadou ainsi qu'un sous-officier, chef de peloton, et 5 conducteurs disparaissaient dans une embuscade à My-Tho ; le 19 décembre 1947, une patrouille en escorte de convoi submergée par le nombre des assaillants laisse 4 morts et 2 blessés.
Suite à l'embuscade meurtrière de la Lagna, où la CCR a 4 tués, le 1er mars 1948, le commandement s'oriente vers une nouvelle solution. Au lieu des convois escortés, on décide d'une technique nouvelle : celle de la « route gardée ». L'effectif des postes est renforcé afin de permettre une surveillance mobile des itinéraires, par ailleurs les convois sont formés et mis en route à partir de gares routières (la 61er CCR en tient 4 : Bienh Hoa, Bencat, Thu Dau Mot puis après le départ de la 73er CCR de Saigon).
Les distances entre véhicules étant augmentées (300 mètres), l'accompagnement par un élément de circulation devient indispensable pour assurer la police des convois. La CCR accompagne les colonnes vers Vinh Long jusqu'à My-Tho, vers Dalat jusqu'à Dinh Quan et vers Ban Me Thuot jusqu'à Bu Dangs Rey l'accompagnement était alors pris en charge par la 73e CCR
Du fait des effectifs peu importants d'une compagnie, de la zone de responsabilités très étendue, de l'insécurité permanente et des missions nombreuses (reconnaissances, fléchage, surveillance, accompagnement, contrôle et régulation, service des gares routières à quoi il faut ajouter patrouille en ville, piquets d'honneurs et escortes), le personnel de la 61er CCR a été soumis à rude épreuve. Malgré tout, leurs missions ont toujours été remplies et leur comportement a toujours été exemplaire, aussi la compagnie s'est elle vue récompensée en 1953 par l'attribution d'une Croix de Guerre des Théâtres d'Opérations Extérieures avec étoile d'Argent (texte de la citation à l'ordre de la Division). La fin des hostilités voit l'afflux de réfugiés du Tonkin. Après tant de combats, l'unité se dévoue totalement à sa nouvelle tâche toute humanitaire : accueillir cette foule désemparée et déracinée, diriger ces pauvres gens sur des foyers provisoires et leur donner un premier réconfort.
Le 1er novembre, la 61e CCR devient 261e CCR En dépit des difficultés de toutes sortes, tant au combat qu'en effectifs, qu'en matériel, la 61e CCR est fière d'avoir rempli sa tâche jusqu'au bout, consciente d'avoir en même temps que toutes les unités d'Indochine, participé à l'œuvre gigantesque de civilisation et de pacification que la France a entreprise dans ses possessions d'Extrême-Orient.






dimanche 11 janvier 2009

Le surnom de tringlot

"La tringle", mousqueton de cavalerie de 17,1 mm modèle 1816 à 1822, arme type du Premier Empire particulièrement adapté aux trains des équipages, a donner un surnom aux charretiers transformés en soldats, les tringlots.


Il s'agit d'un mousqueton doté sur sa face interne d'une tige métallique, la tringle, courant le long de la crosse et du canon. Cette tringle coulisse dans deux anneaux fixés à la bandoulière, permettant au soldat de porter le mousqueton la crosse en l'air et de s’en saisir rapidement sans lâcher les rênes.

Le général Bugeaud déclarera même : "C'est le fantassin et le tringlot, avec ses mulets, qui ont conquis l'Algérie en 1836".


Description et historique de l'arme : içi

Musée du train et des équipages militaires (37)

Le musée du train et des équipages militaires est installé dans la caserne militaire de Beaumont, au pavillon de Condé, à Tours. Il retrace l'histoire de l'Arme du Train de sa création en 1807 à nos jours. Ce conservatoire de traditions a été inauguré le 17 mai 1980 par le général Dessendre.

Vue du quartier de Beaumont

Le pavillon de Condé, ancien logis abbatial, restauré entre 1956 et 1961, constitue un témoignage de la vitalité de l'abbaye Sainte-Marie-de-Beaumont, nom porté par une des dernières abbesses, petite-fille de Louis XIV. Le pavillon est classé à l'inventaire des Monuments Historiques.

La scénographie, s'articule autour des grandes périodes de l'histoire contemporaine : le Premier Empire, la Restauration, le Second Empire et la guerre de 1870, la guerre 1914-1918 et la Seconde Guerre mondiale, la guerre d'Indochine et la guerre d'Algérie.


Les collections présentées proviennent de militaires, de passionnés, ou sont entrées à la suite de dissolutions d'unités du Train. Onze salles réparties sur deux étages en présentent la richesse et la diversité. Trois salles annexes présentent une collection d'insignes, de calots, de matériels hippomobiles et d'uniformes.

Parmi les collections d'armes, "la tringle", arme type du Premier Empire pour l'Arme du Train, donnera un surnom aux soldats, les tringlots.

"la tringle"

Une autre arme a rejoint l'histoire : le fusil d'apparat d'Algérie, où il était utilisé comme emblème par les cheiks lors des tournois équestres. Ces fusils, plaqués argent et incrustés de coraux et d'ivoire, ont équipé la compagnie chargée du ravitaillement de Verdun par la Voie Sacrée, lors de la Première Guerre mondiale.

La salle consacrée au Second Empire témoigne du goût pour l'apparat de Napoléon III : des uniformes riches en couleurs voisinent avec l'uniforme de la garde impériale, le dolman, vêtement de couleur grise, dont la texture, crin de cheval et laine, est destinée à protéger des coups de sabre mal portés.



Un dernier espace d'exposition, celui "des grands anciens", rend hommage aux premiers officiers supérieurs et aux généraux de l'histoire du Train du début du XXe siècle, tel le général Arboux.

Le centre Doumenc, en face du musée, dans le quartier Chauveau, abrite une quarantaine de véhicules militaires : camions, automobiles, motocyclettes. Il a été inauguré en 1985 par le général Carbonneaux.

L'association AMET se charge de faire vivre ces lieux.

Renseignements pratiques :
Ecole de la Logistique et du Train60, rue du Plat-d'Etain
Quartier Beaumont
37000 Tours
ou : BP 3425 - 37034 Tours cedex 1
Tél.: 02.47.77.33.07Fax : 02.47.77.34.75
Horaires
Du lundi au jeudi, de 10h00 à 12h00 et de 13h30 à 17h30
Le vendredi, de 10h00 à 12h00 et de 13h30 à 16h00
Fermé le samedi et le dimanche ainsi que les jours fériés
Visites guidée sur rendez-vous de 14h00 à 17h30
Entrée libre

mercredi 7 janvier 2009

Train des équipages de la Garde

L'acronyme Train (T.R.A.I.N.) signifie "Transport et Ravitaillement de l'Armée Impériale de Napoléon".

L'arme est relativement récente dans l'histoire militaire de la France. Son créateur est Napoléon Ier qui, alors campé en Prusse orientale, décide de mettre en place, le 26 mars 1807, un Train des Equipages militaires, une unité de soldats se déplaçant en chariots tirés par des chevaux.

C' est en 1811 que fut organisé de manière cohérente le Train des Equipages de la Garde ( qu' on ne confondra pas avec le Train d' Artillerie ou du Génie de la Garde)





Cette unité dont le QG ses dépots et ateliers sont à Vincennes, doit servir tous les moyens de transports des unités de la Garde ( à part les materiels de l' Artillerie et du Génie) qui au paravant se débrouillaient chacune pour déplacer leurs caissons avec des personnels régimentaires.


En 1811, le bataillon du Train des Equipages de la Garde compte 17 officiers et 755 sous officiers et soldats répartis en 6 compagnies et un Etat Major.

Chaque compagnie sert un certain nombre de fourgons, prolonges, caissons et forges.
Elles sont réparties en campagne au sein des différentes division de la Garde ou au Parc de la Garde.
A noter que le bataillon est commandé par un capitaine et les compagnies par des lieutenants


En 1811, la 1ere compagnie sert essentiellement au transport de la comptabilité et des uniformes des régiments de la Garde et la 2eme conduit et accompagne les Ambulances du service de Santé de la Garde.
Les 4 autres: divers matériels, vivres etc...


Pratiquement entièrement recréé après la campagne de Russie, le nombre des compagnies est porté à 12 en 1813 ( en parallèle avec l' augmentation des effectifs de la Garde), avec aussi un accroissement des caissons et fourgons d' ambulances, répartis dans chaque compagnie. A nouveau recréé en 1815 à 4 compagnies.


L'uniforme est alors bleu céleste distingué de bleu foncé.


Uniformes des équipages du train sous la troisième République


Les officiers portent à partir de 1872 le dolman du type de l'artillerie, à col garance avec le numéro de l'escadron. Une tresse de soie noire souligne le parement (à la différence des officiers d'artillerie). Les galons sont en forme de fer de lance avec noeud hongrois. Un schako équipe les officiers jusqu'en 1883, date à laquelle il est remplacé par un képi.


Caserne du 8ème escadron du train à Dijon

mardi 6 janvier 2009

La Caserne Dupleix

La place Dupleix a une histoire : Le bâtiment que les plans des XVIIe et XVIIIe siècles appellent "château de Grenelle" se situerait aujourd'hui entre la place Dupleix et la rue Desaix. Cet ensemble fut acheté par l'Etat en 1751 pour servir de revenus à l'Ecole Militaire, et le château servit pendant plus de dix ans de bureau d'études à l'architecte Jacques-Ange Gabriel.

La Convention y installa une poudrerie qui, bien qu'une explosion en août 1794 ait entraîné d'importants dégâts, ne fut desaffectée qu'en 1820, date à laquelle on y installa le gymnase militaire du colonel Amoros.

Après la fermeture du gymnase, en 1838, c'est de 1852 à 1856 que la caserne est construite pour recevoir 1300 hommes.

Durant le second Empire le quartier abrite différentes unités de cavalerie de ligne. Pendant toute la troisième République il sert encore de casernement à plusieurs régiments dont les deux principaux sont les 1er de cuirassiers qui, succédant à des unités de dragons, restera jusqu'en août 1914 et le 11e régiment de cuirassiers qui restera jusqu'à la mobilisation de 1939.

De 1942 à 1944 le quartier fait office de Centre d'instruction à l'usage des pompiers de Paris.

En 1945, Dupleix devient un quartier de l'Arme du Train d'abord le 19e escadron (qui était avant-guerre à la caserne Fontenoy), puis le 1er régiment du Train, désigné "corps de tradition de l'Arme du Train" et à ce titre gardien de l'Etendard du Train.

Le quartier est vendu en 1988 (pure opération immobilière), le régiment fait ses adieux au XVème arrondissement le 5 décembre 1989 et la Ville de Paris y fit édifier la ZAC Dupleix
Il subsiste de l'ancienne caserne les deux bâtiments et la grille de l'entrée principale.

La fête de l'arme - Les tringlots célèbrent l'Empereur.

A l'instar des autres armes qui fêtent un Saint Patron, l'arme du train était placée sous la protection de Saint-Christophe, protecteur des voyageurs.

C'est en 1973, que le chef d'état-major de l'armée de terre décide sur proposition du général inspecteur du Train que la fête du train serait célébrée le 26 mars, date anniversaire de sa création. Ainsi depuis 1974, chaque année, des délégations des états-majors, formations et amicales se réunissent à Tours le 26 mars à l'occasion de la journée de l'arme du train pour commémorer la naissance " impériale " du train.